(Co-)Auteur

2016 Singularité et pluralité des langues, des groupes et des individus. Babel et Frankenstein. avec la collaboration de D. Meunier, L’Harmattan (282 pages) [voir recension : http://reflexions.ulg.ac.be/cms/c_423191/fr/les-etres-au-singulier-et-au-pluriel]

DEFAYS-MEUNIER Babel et Frankenstein

Qu’on le veuille ou non, les habitants de la planète sont désormais appelés à y côtoyer constamment et intensément des personnes qui ne parlent pas, qui ne pensent pas et qui ne vivent pas comme eux. Entre les deux attitudes extrêmes de chercher à supprimer l’Autre, par le génocide ou l’uniformisation, ou de le redouter et de se replier sur soi, chaque personne comme chaque communauté doivent inventer une nouvelle économie des rapports à soi comme aux autres. Il nous faut d’abord assumer le fait que l’individu, manifestement en crise, est lui-même pluriel et doit gérer son identité en perpétuel devenir et (re)construction ; ensuite, que le groupe devient un espace à géométrie variable que les échanges, les voyages, les nouvelles technologies ne cessent de remodeler, et dont la médiation assure le plus ou moins bon fonctionnement. Cet ouvrage interroge, à partir de points de vue linguistiques et culturels, les conditions actuelles du communiquer et du vivre avec les autres, les nouvelles modalités d’être soi, et il analyse pour ce faire aussi bien l’actualité que l’histoire, la réalité que les mythes, de Babel mais aussi de Frankenstein, dont l’époque contemporaine est en train de célébrer le retour.

2014 La Littérature en FLE : État des lieux et nouvelles perspectives, avec A.-R. Delbart, S. Hammami, F. Saenen, Hachette, coll. « F » (112 pages)

Litt

La littérature ne constitue plus depuis de nombreuses années un objet valorisé d’apprentissage. Les auteurs de l’ouvrage veulent au contraire montrer que le texte littéraire, dans la diversité de ses formes et de ses origines, est plus que jamais au cœur des préoccupations contemporaines en matière de dialogue entre les cultures et d’ouverture à l’autre. Ils formulent un certain nombre de propositions pédagogiques qui peuvent prendre place à tous les niveaux de l’apprentissage. Ils s’appuient sur des principes théoriques qui permettent de définir des critères de choix appropriés aux différents profils de publics. Une réflexion d’ensemble stimulante au service d’une pédagogie innovante.

2003  Le français langue étrangère et seconde, Enseignement et apprentissage, avec la collaboration de S. Deltour, préface de Roger Dehaybe, Éditions Pierre Mardaga, Sprimont (288 pages)

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Cet ouvrage a été couronné par le Prix de l’Académie royale de Belgique le 10 mai 2004. Il est actuellement en cours de traduction en chinois par le Professeur Fu Rong : 论对外法语及二语教学法让-马克•德法伊(著)傅荣 (译)

L’enseignement du français langue étrangère et seconde ne cesse de se développer, dans les pays francophones ou non francophones, dans les écoles, les universités ou d’autres institutions ; et le métier de professeur de français langue étrangère et seconde devient de plus en plus exigeant vu la spécificité et la variété de ses publics, de ses conditions et de ses enjeux. Cet ouvrage présente de manière systématique et critique tous les aspects de cet enseignement, tant sur le volet de la didactique par le biais de la linguistique, de la psychopédagogie et de l’approche culturelle, que sur le volet de la pédagogie où sont analysées les différentes méthodes et activités de classe. Il développe les trois nouveaux paradigmes de l’enseignement des langues que sont la communication – indispensable à l’acquisition d’une langue –, l’interculturel – essentiel à l’échange avec l’autre –, et surtout l’apprentissage au service duquel doit se mettre cet enseignement. Alternant réflexions théoriques et conseils pratiques, il est destiné autant aux enseignants en formation initiale qu’à leurs collègues plus expérimentés (professeurs de langue ou éventuellement d’autres disciplines) qui souhaitent faire le point ou se spécialiser. Il peut être lu comme un traité ou consulté comme un référentiel ; il comprend un index et de nombreux renvois bibliographiques qui permettent à tout lecteur d’en faire son vade-mecum.

2003 Principes et pratiques de la communication scientifique et technique, avec la collaboration de Marielle Maréchal et de Frédéric Saenen, préface d’Arthur Bodson, De Boeck, Bruxelles (150 pages)

Ce guide est destiné à accompagner l’étudiant, le scientifique, le technicien qui veulent mieux connaître les stratégies de la communication, écrite et orale, afin de mettre en valeur les qualités de leur travail, de leur recherche, de leur projet. La communication scientifique et technique suit effectivement – pour répondre aux exigences d’intelligibilité, d’efficacité et d’objectivité – des règles qu’il convient de connaître et de respecter si l’on veut (se faire) comprendre. La première partie de l’ouvrage passe en revue dans une perspective essentiellement pratique les différents aspects de la maîtrise du discours : le choix des mots, les degrés de subjectivité, les registres de langue, la tournure et l’articulation des phrases, la nature et la constitution des séquences (définition, explication, argumentation,…), la composition des paragraphes, la structuration du texte. La deuxième partie, aux visées plus opérationnelles encore, traite des différentes méthodes qui rendent la lecture efficace, la rédaction cohérente, l’exposé oral convaincant. On y présente les principes de la démarche scientifique, les grands types de mémoire ou de thèse, les étapes successives de leur réalisation, les techniques pour constituer des fichiers, pour citer des sources et dresser une bibliographie, pour intéresser un auditeur, ainsi que de nombreux autres conseils pratiques. L’ouvrage peut aussi bien être utilisé comme un manuel que comme un ouvrage de référence que l’on consultera au fur et à mesure des questions qui se posent. Les nombreuses références bibliographiques au début de chaque chapitre et à la fin du livre invitent le lecteur à développer son information et sa formation en consultant d’autres ouvrages en rapport avec sa spécialité et ses besoins.

1999 Le comique, en collaboration avec J.-L. Dufays, Didier-Hatier, coll. Séquences, Bruxelles :
1. Vade-mecum pour le professeur (112 pages)
2. Anthologie (48 pages)

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1996 Le comique : principes, procédés, processus, Éditions du Seuil, coll. Mémo, Paris (96 pages)

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Cet ouvrage a été traduit en roumain : Comicul, Institutul European, 2000

Les études littéraires, philosophiques, sociologiques, psychologiques ne manquent pas concernant l’humour ou l’une ou l’autre forme de comique dont le point commun serait de déclencher le rire sans que l’on puisse cependant expliquer pourquoi ni comment. Cet ouvrage commence par interroger les définitions, les spécificités et les variétés de l’activité et du discours comiques. On y compare les théories les plus courantes avant d’envisager ensuite les différents plans linguistiques, rhétoriques, sémiotiques… où le dispositif comique se met en place, et les différents types d’effets qu’il peut provoquer. L’ouvrage démontre que c’est au niveau pragmatique qu’il faut chercher à comprendre la complexité et le caractère souvent paradoxal du comique.

1994 Le texte à rire : technique du secret et art de l’illusion chez Alphonse Allais, Éditions de l’Université de Jyväskylä, Jyväskylä Studies in the Arts, Finlande (134 pages)

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1992 Raymond Devos, Labor, coll. Un livre/une œuvre, Bruxelles (140 pages)

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Dans cet ouvrage sont successivement décrites les spécificités génériques du monologue comique que Devos pratique dans la tradition des comédiens la fin du XIXème siècle, et même du Moyen Âge, les particularités des conditions d’énonciation et des compositions des propos qu’il tient à son public, et enfin le monde que le monologuiste-poète y met ainsi en scène. On voit comment ce discours et ce monde mettent en question le langage dont nous usons quotidiennement et l’univers dans lequel nous évoluons sans trop y prendre garde. Aussi les textes de Devos – dont on trouvera de nombreux extraits commentés – sont-ils abordés tantôt par le biais de la fantaisie, tantôt par celui de la technique car leur intérêt relève autant de la créativité que de l’ingéniosité de leur auteur dont le pouvoir comique ne reconnaît aucune limite.

1992 Jeux et enjeux du texte comique : stratégies discursives chez Alphonse Allais, Max Niemeyer Verlag, Tübingen (268 pages)

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On ne se rend pas encore suffisamment compte de l’intérêt du discours comique qui, par la contrefaçon et le contre-pied, met en scène et à l’épreuve les fonctions et les fonctionnements du langage, du texte, de la littérature, et finalement de la culture. Humoriste de la fin de siècle, Alphonse Allais (1854-1905) est l’auteur d’une œuvre vaste et variée principalement constituée de courts textes publiés d’abord sous forme d’articles, de chronique, de contes dans les journaux. À la fois constructeur appliqué et destructeur impitoyable, Allais joue avec les multiples composants et les diverses structures du texte. Il met ainsi au jour les conventions, les artifices, les automatismes de toutes sortes dont il use, mésuse et abuse pour les tourner en dérision. Cette (dé)mystification parodique est l’enjeu principal de cet œuvre qui témoigne sur le mode comique du désarroi de la littérature fin-de-siècle et annonce le surréalisme comme le post-modernisme. L’essai consiste en une étude approfondie de la textualité allaisienne selon différentes perspectives de la critique et de la sémiotique littéraire. Cette analyse est entreprise à trois niveaux. Elle porte d’abord sur l’édification énonciative – fortement interactive, ingénieusement complexe, malicieusement truquée – du texte allaisien, à vocation spéculaire et phatique. Ensuite sur l’intertextualité qui est joue un rôle à la fois primordial et paradoxal, autant par son imprégnation, par ses modalités, que dans ses effets. Enfin sur le bricolage architextuel, générique, auquel il se livre, de la parodie jusqu’à la fusion et à l’implosion des genres conventionnels. Pour conclure, on résume les stratégies du texte comique qui relèvent principalement chez Allais du jeu, du carnavalesque, et du mécanique ; puis on s’interroge sur la situation de l’humoriste et de son discours dans la société, sur les stratagèmes qu’ils emploient pour me rester, entre l’anarchie et le conformisme, insaisissables, ambivalents, libres.